"Comment enterre t'on nos morts aujourd'hui?"

Pour ceux qui n'ont pu assister à l'exposé "comment enterrer nos morts aujourd'hui",
je recommande la lecture de :

  • "Ces morts qui vivent en nous" de Luce Janin-Devillars Ed Fayard

  • "Lorsque l'enfant disparait" de Ginette Raimbault, Ed odile Jacob

 

Dans "Mourir avant de naître" colloque Gipsy, Friedman, Flies-Treves, Ed Odile Jacob, vous trouverez un tableau de la loi de 93 concernant le statut et l'inhumation des enfants morts in utero 

 

Pour la crémation

LOI n° 2008-1350 du 19 décembre 2008 relative à la législation funéraire 

 

"Aujourd'hui, un Français sur deux exprime l'intention de se faire incinérer et 28 % des décédés sont incinérés contre seulement 1 % en 1980. Actuellement, 175 crématoriums fonctionnent en France et il y en a 40 en construction. Il y en avait seulement 10 en 1980.

 

Jusqu'à présent, la crémation était un choix, une volonté clairement exprimée de son vivant.

 

Or, les parlementaires des deux chambres viennent de voter une loi modifiant la législation funéraire ce qui inquiète les associations de crématistes attachés à certaines valeurs : « Cette loi remet tout en cause, car l'adoption d'un statut des cendres tend à faire reconnaître le cimetière comme lieu privilégié de destination des cendres et conduit à certaines restrictions de notre liberté à disposer de celles-ci : entre autres, Il n'est plus permis de conserver les cendres dans la maison ; en cas de dispersion, dans la nature, il faut le signaler à la mairie du lieu de naissance du défunt."

 

Si le défunt avait exprimé sa volonté, naturellement, celle-ci sera bien sûr respectée dès lors qu’elle est dans le cadre de la loi. 

Une loi qui a été modifiée, ces dernières années, afin de mieux répondre aux problèmes que pose l’évolution rapide de cette pratique.

 

Les possibilités sont plus nombreuses que pour une inhumation :

  • inhumation de l'urne dans le caveau familial, en compagnie des cercueils, ou fixation sur le monument familial

  • inhumation de l'urne en sépulture cinéraire (petite sépulture d’un mètre carré, spécialement prévue pour accueillir les urnes)

  • conservation de l'urne dans un columbarium, en case

  • dispersion en jardin du souvenir (au sein du cimetière, espace pécialement prévu pour disperser les cendres, soit sur une bande de terre, soit dans un réceptacle)

  • dispersion en milieu naturel (sauf sur la voie publique), avec déclaration obligatoire de l’identité du défunt et du lieu de dispersion auprès de la Mairie concerné

 

Il n’est en revanche plus possible de :

  • conserver l’urne dans un domicile

  • mélanger les cendres à la terre de sa propre concession

  • inhumer l’urne dans une propriété privée

 

Si les crématoriums s'inquiètent, ceux qui s'occupent de transgénérationnel se réjouissent que l'espace des morts  soit séparé de celui des vivants et ce pour la paix de tous.

 

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